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La place du chat dans le véhicule
Pour la sécurité de tous et le respect du code de la route, ne laissez jamais votre animal circuler en liberté dans l'habitacle de la voiture. En effet, l'article R 412-6 du Code de la route précise que "tout conducteur de véhicule doit se tenir constamment en état et en position d'exécuter commodément et sans délai les manœuvres qui lui incombent. Ses possibilités de mouvement et son champ de vision ne doivent être réduits par le nombre et la position des passagers, par les objets transportés ou par l'apposition d'objets non transparents sur les vitres". Il faut donc prendre toutes les précautions pour que votre animal ne puisse pas gêner votre conduite, en plaçant votre chat à l'arrière du véhicule.
Prévoyez donc un sac, un panier, une grille séparatrice ou un filet de séparation en fonction de la taille de votre chat et de la manière dont vous voyagerez. En effet, les cages sont plus adaptées à un chat de petite taille alors que les grilles de séparation permettent de transporter dans les meilleurs conditions un chat de grande taille. Il existe aussi des harnais qui se fixent à la ceinture de sécurité et évitent au chat de se déplacer dans la voiture assurant sa sécurité en cas de choc. Ces accessoires se trouvent facilement dans les animaleries ou sur internet.
Le chat peut être laissé en liberté, uniquement à l'arrière. Il ne faut surtout pas l'installer sur la plage arrière car il serait transformé en projectile en cas de choc frontal.
N'enfermez surtout pas votre chat dans le coffre fermé de votre voiture. Il risquerait de manquer d'air.
Précautions à prendre durant le voyage
Il est déconseillé de laisser le chat passer la tête par la fenêtre pendant le voyage, car ceci risque de provoquer une conjonctivite et/ou une otite.
Si vous effectuez un long voyage, vous devez vous arrêter au minimum toutes les deux heures, à la fois pour votre sécurité et pour le bien-être de l'animal. Profitez des arrêts pour sortir votre chat en le tenant toujours en laisse. De nombreuses fugues ont lieu chaque année sur les aires de repos des autoroutes. Il faut essayer de descendre le chat dans un endroit tranquille.
Donnez-lui également à boire, surtout s'il fait chaud. Pensez donc à emporter une bouteille d'eau et une écuelle.
Si vous vous arrêtez un certain temps pour déjeuner par exemple et que vous n'emmenez pas votre chat avec vous, veillez à laisser une fenêtre ouverte et à garer votre véhicule à l'ombre. En effet, au soleil, l'intérieur d'un véhicule peut atteindre 70°c et votre chat risque le coup de chaleur (que faire en cas de coup de chaleur?) de manière très rapide et la mort. Par ailleurs, il faut savoir que les personnes habilitées (police, pompiers) pourront ouvrir votre véhicule si vous y avez laissé votre animal en plein soleil et que sa vie est en danger. La réparation des dégâts causés est à votre charge.
Les maux du voyage et remèdes
La pathologie du chat en voyage est dominée par le stress issu du bouleversement de leurs habitudes. Pour certains, les problèmes commencent dès la montée en voiture et même dés qu'ils voient le véhicule alors que pour d'autres cela n'apparaît que lorsque le véhicule se déplace.
Le mal des transports chez le chat se manifeste de différentes manières : peur, gémissement, aboiements, agitation, prostration, vomissements, diarrhée...
Le "mal de transport", provoquée par l'hyperstimulation brutale du centre de l'équilibre lors des premiers voyages en voitures chez le jeune chat (démarrage, accélération, freinage, virage). Puis, il y a accoutumance et les vomissements cessent plus ou moins rapidement et plus ou moins complètement selon les individus.
Il peut aussi s'agir d'une origine psychosomatique par mémorisation du premier voyage en voiture, qui souvent correspond à un événement désagréable dans la vie du jeune animal: séparation brutale de la portée, première visite chez le vétérinaire...
Les différents remèdes :
Il est primordial d'agir préventivement en préparant l'animal aux voyages: Habituez l'animal à la voiture, d'abord à l'arrêt, moteur arrêté, puis moteur en marche toujours en le rassurant par une caresse. Habituez l'animal à des trajets plus ou moins longs, toujours en le rassurant par une caresse. Le matin du départ, préférez une diète hydrique à un repas normal, et de manière général éviter de lui donner à manger dans les douze heures qui précédent votre départ.
Le voyage: Respectez des haltes fréquentes pour promener votre animal et l'abreuver. Prévoyez une cage ou une grille de séparation en fonction de la taille de votre animal pour qu'il puisse être installé confortablement.
La solution médicamenteuse: Le choix du médicament doit être judicieux parmi les différents produits que ou le vétérinaire peut conseiller.
- L'anti-émétique agissant sur le système nerveux central et sédatif léger. Les anti-émétiques doivent être donnés principalement pour prévenir les vomissements liés au mal des transport car leur effet calmant étant très faible , ils ne permettront pas de traiter l'origine psychosomatique du mal des transports. Ces médicaments ont très peu d'effets secondaires (principalement un risque de somnolence, plus accru il est vrai avec le dropéridol ) et sont donc des médicaments de première intention.
- Tranquillisant et sédatif: L'utilisation d'un tranquillisant a pour but de jouer sur l'origine psychosomatique du mal des transport mais ne permettra en rien de traiter sur l'instant les vomissements, il s'agit donc bien d'un médicament préventif au sens propre qui préparera le chat au voyage.
Ces médicaments ne peuvent être utilisés sans l'avis d'un vétérinaire.
- Phéromones apaisantes: Il s'agit d'une alternative intéressante aux tranquillisants pour prévenir le mal des transport à forte composante psychosomatique.
- D'autres médicaments calmants ou sédatifs sont disponibles mais nécessitent une prescription vétérinaire.
Cas particuliers des taxis
Un taxi peut refuser de vous prendre avec un animal. Il est préférable d'appeler la compagnie de taxis et leur demander une voiture qui accepte les animaux. |